Commentaire: We are sentenced to permanent cognitive stretching
par Benoit, 2013-04-08

J’ai eu le grand plaisir de découvrir cette perspective de Daniel Lemire sur la notion que dans notre société de culture et de savoir, nous sommes en état perpétuel d’apprentissage. C’est un peu surprenant, mais durant mes longues études graduées, je me suis mis à avoir peur de ma propre ignorance. J’avais peur du mépris de mes mentors et de mes pairs de n’avoir pas lu et parfaitement compris toute la littérature. Je pense que cette peur a contribué significativement à ma faible production, car j’étais terrifié de me faire annoncer par un comité d’arbitrage d’un article que ma revue de littérature était insuffisante. Cette crainte irrationnelle me suit jusqu’à aujourd’hui, où je procrastine ou je paralyse si j’ai un problème qui excède ma compréhension immédiate.

Je suis donc dans le processus de remplacer le froid de l’inconnu avec le plaisir de la découverte, et la crainte par la curiosité. Dans ce contexte, je reçois ce texte de Daniel Lemire comme une tape dans le dos.