Commentaire: Hacking debt
par Benoit, 2013-04-24

Du blogue de John D. Cook, avec mes excuses de reproduire la quasi-totalité du texte:

I’d like to propose hacking debt to describe a person who has been focused on “real work” for so long that he or she hasn’t spent enough time playing around, making useless stuff for the fun of it. Some portion of a career should be devoted to hacking. Not 100%, but not 0% either. Without some time spent exploring and having fun, people become less effective and eventually burn out.

Totalement d’accord. Un peu à la manière de Google, mon employeur Arcadia Labs m’offre une journée par semaine pour de la programmation exploratoire et cet avantage est dans mon top-3 des raisons pour lesquelles j’adore ce travail. La passion de la programmation doit être entretenue et le travail rémunéré ne suffit pas, étant donné que les projets ne sont pas toujours proches, ni même connexes à mes intérêts. Il est aussi important de pratiquer ses compétences pour ne pas s’enliser dans des ornières cognitives.

À mesure qu’on vieillit, les responsabilités s’accumulent et les priorités s’ajustent. Il devient alors impensable de se consacrer à la programmation pour le plaisir au milieu de la nuit (comme quand j’étais jeune étudiant) ou des durant des fins de semaines entières (comme avant de devenir papa). Comme ce genre d’activité requiert de longues périodes d’attention soutenue (e.g. quelques heures), la possibilité de prendre ce temps sur ma semaine de travail est incroyablement précieuse pour moi.

Commentaire: Towards wonderful new normals
par Benoit, 2013-04-18

Ce billet de Sacha Chua souligne comment l’entrepreneuriat n’est pas nécessairement une course de rats effrénée, hormis laquelle aucune réussite n’est possible.

This, I think – a wonderful new normal. […] It helps to remember that I don’t need to chase after every opportunity, that it’s okay to slow down and breathe.

Cette concentration sur la mise en place d’un style de vie durable, articulé autour d’une activité professionnelle entrepreneuriale enrichissante, est une idée d’une admirable maturité. Inspirant.

Commentaire: We are sentenced to permanent cognitive stretching
par Benoit, 2013-04-08

J’ai eu le grand plaisir de découvrir cette perspective de Daniel Lemire sur la notion que dans notre société de culture et de savoir, nous sommes en état perpétuel d’apprentissage. C’est un peu surprenant, mais durant mes longues études graduées, je me suis mis à avoir peur de ma propre ignorance. J’avais peur du mépris de mes mentors et de mes pairs de n’avoir pas lu et parfaitement compris toute la littérature. Je pense que cette peur a contribué significativement à ma faible production, car j’étais terrifié de me faire annoncer par un comité d’arbitrage d’un article que ma revue de littérature était insuffisante. Cette crainte irrationnelle me suit jusqu’à aujourd’hui, où je procrastine ou je paralyse si j’ai un problème qui excède ma compréhension immédiate.

Je suis donc dans le processus de remplacer le froid de l’inconnu avec le plaisir de la découverte, et la crainte par la curiosité. Dans ce contexte, je reçois ce texte de Daniel Lemire comme une tape dans le dos.